Depuis plusieurs années, une politique de prévention des délits est mise en œuvre dans les gendarmeries et les commissariats de police. Parmi les différentes mesures appliquées, les référents de sûreté vont conseiller les chefs d’entreprise, les commerçants, les artisans mais aussi les particuliers sur les mesures de protection qu’ils peuvent prendre pour sécuriser leurs locaux professionnels ou leurs logements. Ils peuvent également effectuer un audit des solutions déjà mises en œuvre. Ces gendarmes ou ces policiers interviennent gratuitement à la demande de la personne concernée. Grâce à leur connaissance des différentes formes de délinquance qui sévissent dans le secteur, ils sont en mesure de l’orienter vers des mesures de protection adaptées : barreaux aux fenêtres, vidéosurveillance, alarme, télésurveillance, etc.

Les missions du référent de sûreté

Elles sont au nombre de 5 :

La consultation de sûreté

Il s’agit d’un entretien qui se déroule au sein de la gendarmerie ou du commissariat de police. Le demandeur communique au référent de sûreté les plans du lieu qu’il cherche à sécuriser, des photos, une liste des dispositifs déjà en œuvre, etc. Le référent ne se déplace pas et donne des conseils au regard des documents fournis. Il s’agit uniquement d’une consultation orale.

Le diagnostic de sûreté

Le référent de sûreté rend un document écrit à la suite de l’analyse de la situation. Il s’agit d’un formulaire standardisé pour un traitement plus rapide des demandes.

L’audit de sûreté

Il s’agit d’une procédure qui demande plus de démarches. Le demandeur doit la solliciter auprès du commandant de groupement de gendarmerie, du préfet ou du directeur départemental de la sécurité publique. Les investigations seront plus approfondies et pourront être réalisées sur place. Cet audit aura pour but de montrer les points faibles de la structure en matière de sécurité, de déterminer les endroits auxquels les délinquants sont le plus susceptibles de s’attaquer, etc. Les résultats peuvent alors servir pour déterminer où positionner les caméras de surveillance.

L’étude de sécurité et de sûreté publique (ESSP)

Le référent agit sur demande du préfet afin d’examiner des projets d’aménagement de lieux publics et déterminer comment prévenir les risques de délinquance.

La vidéoprotection

Dès qu’un dossier de vidéoprotection est déposé en préfecture, il est soumis au référent de sûreté afin qu’il détermine s’il obéit bien au principe de proportionnalité et respecte la législation et les normes techniques.

Comment saisir le référent de sûreté ?

Si vous souhaitez bénéficier d’une consultation ou d’un diagnostic de sûreté, il convient de s’adresser soit au commandement de groupement de gendarmerie, soit à la direction départementale de sécurité publique, soit à la préfecture. La demande doit se faire par écrit et doit comporter les raisons qui vous motivent à demander l’intervention du référent de sûreté.

Ce dernier peut également répondre à des questions ponctuelles et précises directement. Pour connaître ses coordonnées, il suffit de se rendre sur le site dédié aux référents de sûreté ou de s’adresser à la gendarmerie la plus proche pour qu’elle vous communique le numéro où vous pouvez le joindre.